Symptômes
Les symptômes du BURNOUT ne sont pas aussi évidents qu’une jambe cassée ou une pneumonie. Comme pour la plupart des autres formes de processus pathogéniques, on décrit plusieurs "stades" de BURNOUT. Une revue de la littérature permet d’en identifier quatre, chacun étant subdivisés en trois ou quatre stades intermédiaires. Pour des raisons de simplicité et de clarté, nous allons parler de trois différentes phases du BURNOUT.

Phase 1
On observe initialement - et il s’agit là de signaux d’alerte - un engagement plus important de la personne pour atteindre ses objectifs professionnels. À titre de symptômes associés, on relève de l’hyperactivité, un accroissement des heures supplémentaires non payées, un sentiment personnel d’inutilité, un sentiment de faille personnelle et de déception diffus. Finalement, le sujet limite ou perd ses capacités sociales, tant face aux clients que dans ses rapports avec les professionnels de l’entreprise.

À ces facteurs s’ajoutent une fatigue, telle qu’un symptôme de fatigue chronique, un manque d’énergie, des troubles du sommeil et une augmentation du risque d’accidents.

 Phase intermédiaire
 On remarque clairement sur le plan professionnel une réduction de l’engagement, symptôme d’autoprotection qui fait suite aux mécanismes dysfonctionnels de la phase 1.
Cette réduction de l’engagement professionnel se fait jour auprès des clients par le biais d’un manque d’attitude positive, un évitement des contacts interpersonnels, des troubles de l’attention durant des échanges professionnels ordinaires. Le sujet tend à rejeter la responsabilité des problèmes sur les autres, le plus souvent les clients. On a pu aussi observer une tendance à augmenter l’utilisation d’un jargon professionnel, comme pour se protéger des conditions naturelles de dialogue.
Face à autrui, la personne en difficulté de phase intermédiaire montre un manque d’empathie, une absence de compréhension et une difficulté d’écoute des problèmes qui lui sont posés. Une forme d’incommunicabilité d’installe, préjudiciable à tous. Dans cette même perspective, la personne peut développer une forme de cynisme en lien avec le sentiment d’être exploité et non reconnu par son environnement professionnel.
Pour la personne qui a une famille, on voit apparaître des sentiments injustifiés de jalousie et de possessivité, qui motivent une augmentation des problèmes conjugaux entre partenaires. Ces difficultés incluent des conflits avec les enfants.

Phase 3
Le sujet développe de la culpabilité et de l’auto apitoiement, de l’anxiété et de l’amertume le plus souvent. On constate une forme de désengagement amer. La personne perd son estime de soi et se sent de plus en plus faible. À ces symptômes se surajoutent un sentiment de vide intérieur, un manque de self-control et un pessimisme envahissant. L’émergence de cette destructivité conduit parfois au désir d’en finir avec la vie.
Face à l’extérieur, par retournement des souffrances internes, les comportements dominants sont les réactions agressives mises en œuvre sous forme de reproches faits aux autres, d’impatience et d’intolérance, d’irritabilité et des méfiance, ce qui rend presque impossible tout travail en équipe.
 
Symptômes
On observe clairement des réactions de type psychosomatique en cas de BURNOUT. Il peut s’agir aussi bien d’une réduction des défenses immunitaires que d’une incapacité à profiter des temps de vacances et de repos pour récupérer. On observe aussi des troubles du sommeil et une augmentation des cauchemars. Dans tous les cas, il y a atteinte des fonctions sexuelles.
Le sujet peut présenter des palpitations cardiaques (comme dans la spasmophilie) et des déformations faciales. Il peut ressentir des pressions inhabituelles au niveau thoracique et des douleurs respiratoires. Le pouls peut être accéléré ainsi que la pression sanguine augmenter. Le sujet a des difficultés au niveau de l’appareil digestif, et peut présenter des nausées, en lien avec une modification du status pondéral ou d’un changement d’habitudes alimentaires. On observe une augmentation de consommation d’excitants (alcool, café, tabac) ainsi que d’autres drogues.
C’est au cours du développement de la phase 3 qu’une dégradation des facteurs et des habitudes devient clairement observable. À ce niveau, les fonctions cognitives sont de plus en plus limitées, ce qui peut paniquer le sujet. Il y a des troubles de la concentration et des différentes mémoires, une incapacité à réaliser des tâches complexes, tout devenant imprécis au niveau du sujet. D’un point de vue de gestion professionnelle, on constate une désorganisation et une incapacité de prise de décision ou de donner des consignes claires aux collaborateurs.
Du point de vue de l’efficience professionnelle, ce processus se traduit par une réduction de la capacité d’initiative, et une réduction plus ou moins importantes de la productivité. Le sujet perd de sa créativité, de sa puissance imaginative et de sa flexibilité adaptative. Il ne peut plus pondérer ses jugements ce qui motive de sa part une opposition à toute forme de changement : il se cramponne à ses habitudes aux dépens de son adaptabilité. Le négativisme et les désordres de la perception signent des réactions propres à la dépressivité.

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